Le projet SÄDAGÏ-OUVERTURE : Un périple au coeur de milieux éducatifs novateurs implantés en Asie...

BALI - DEUXIEME PARTIE

 

 

Vive 2009!

Tout d’abord, nous tenons à souhaiter une bonne et heureuse année 2009 à tous les lecteurs du blogue!!! Nous espérons que cette année puisse vous permettre de concrétiser vos rêves et qu,elle vous inspire à engager des actions constructives et positives pour l’avenir de l’humanité et de la planète!

 

 
Bali – Dernière partie

Les derniers jours passés à Bali auront été quelque peu différents du reste du voyage, ceux-ci étant marqués essentiellement  par l’arrivée des vacances de Noël et par le fait même, de la profusion de temps  libre à cause de la fermeture des écoles. Lors de cette période donc, nous agirons en vrais touristes et occuperons notre temps par des escapades à la plage, des heures de lecture ainsi que de longues promenades apaisantes… En fait, après Lovina au nord, nous aurons passé une semaine à l’est de l’île, à Candidasa, ainsi qu’une semaine à Sanur dans le sud, à l’opposé des plages idylliques de Kuta. Lorsque nous étions à l’est, nous en avons profité pour admirer le volcan Gunung Agung, le plus haut de l’île (3142 mètres), encore en activité aujourd’hui. Il semble que sa dernière irruption daterait de 1963. Au sud, nous avons plutôt opté pour la visite du musée Le Mayeur, exposant les oeuvres d’un peintre Belge montrant, notamment, des portraits d’une jeune muse balinaise devenue sa femme. Bien intéressant!

 

 

 

 

 

 

Nous quittons donc Bali dès ce soir, en direction de Bangkok où nous prévoyons rester quelques jours avant de nous diriger vers la région de Kanchanaburi, à l’ouest de Bangkok, à quelques kilomètres de la frontière avec la Birmanie (Myanmar), où nous visiterons fort probablement le dernier milieu éducatif de notre voyage, Whispering Seed. Avant de partir du Canada, nous prévoyions également nous arrêter en Chine, dans une école Steiner-Waldorf installée dans la ville de Chengdu, mais les festivités entourant le Nouvel An Chinois nous empêchent de nous y arrêter, l’école étant fermée pour une durée d’un mois, de la mi-janvier à la mi-février. Nous devrions donc écrire à nouveau sur le blogue qu’une fois rendue en Thaïlande!

 


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Publié à 04:52, le 2 janvier 2009, Sanur
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BALI et GREENSCHOOL

 

Bali

En arrivant à Bali, nous avons tout de suite été charmés par la beauté de l’île ainsi que par le sourire et l’hospitalité de ses habitants. D’abord logés dans le quartier d’Ubud, l’endroit le plus culturel de l’île, nous avons eu la chance d’assister à un spectacle de kecak (danse chantée exécutée par un groupe d’hommes) et de shadow puppets, de participer à un cours de cuisine balinaise, d’aller manger de la nourriture biologique au milieu de champs de riz, de voir des sculpteurs sur bois à l’œuvre, etc. En plus d’être animé, ce quartier est gorgé de petits restaurants agréables et de boutiques d’artisans, ce qui lui donne les allures d’un Salon des métiers d’art version balinaise!  

 

 

 

 

 

Notre passage à Ubud nous a aussi permis d’assister à des cérémonies religieuses hindoues, la religion la plus importante sur l’île. En fait, la religion occupe une place extrêmement importante dans la vie des Balinais qui, semblerait-il, passent plus de 30% de leur temps à préparer ou à participer à des rituels religieux. D’ailleurs, partout sur l’île on peut remarquer des femmes qui confectionnent de petits paniers faits de feuilles, remplis d’offrandes dédiés aux divers dieux vénérés, tels que du riz, des fleurs ou des friandises. Le panier est généralement posé par terre dans l’entrée des demeures ou devant les monuments sacrés, accompagnés d’une branche d’encens. Nous avons été également très surpris d’observer la présence fréquente de monstres dans les temples et les bâtiments, ceux-ci étant chargés de faire fuir les mauvais esprits. Lors de la cérémonie à laquelle nous avons assisté, nous avons pu voir de multiples offrandes, une bataille de coq ainsi que des danses exécutés par des jeunes en habits traditionnels. La cérémonie (qui d’ailleurs dure plusieurs jours… nous y sommes restés que 3 heures…) était également accompagnée de musique gamelan, ce qui fut fort intéressant pour nos tympans !  

 

Après être restés une dizaine de jours dans Ubud, nous avons migré vers le nord de l’île où nous sommes depuis quelques jours. Beaucoup plus calme, cette partie de Bali, situé aux abords de la Mer de Java, offre des vues magnifiques sur les vagues et l’horizon à perte de vue. Les seuls défauts…, peu de touristes fréquentent cette région balinaise actuellement, ce qui lui donne les allures d’une région déserte et sans vie. En fait, il semble que depuis les événements terroristes de 2002, le tourisme est en chute libre ici, une situation extrêmement difficile pour de nombreux commerçants. De plus, à la grande déception de Sébastien, la plage de la région est peu accueillante pour la baignage car elle n’est pas très propre et hormis les pêcheurs en pantalon caoutchouté, personne n’est présent à cet endroit…  Dès notre arrivée dans cette région, nous sommes allés faire de la plongée en apnée (snorkelling) aux abords de l’île Pulau Menjangan, le meilleur endroit pour en faire à Bali selon les dires de notre aubergiste. Pas de misère à le croire, puisque nous y avons vu des centaines de poissons tous plus beaux les uns que les autres, parfois vert, parfois bleu, parfois jaune… parfois en groupe ou en solitaire… parfois petits, parfois un peu plus gros… Sans compter que nous avons aussi pu admirer de multiples coraux et végétaux marins, ainsi que des étoiles de mer plus belles que nature. Bref, cette première aventure du genre pour nous, effectuée dans une eau turquoise à une température de plus de 28 degrés celsius, s’est avérée un franc succès !        

 

 

 

Greenschool (www.greenschool.org)

Si nous sommes arrêtés à Bali, c’est d’abord pour venir y visiter Greenschool, une toute nouvelle école située dans un quartier non loin d’Ubud. En fait, cette école a été fondée par John Hardy, un joaillier vivant à Bali depuis de nombreuses années. Installée sur un terrain de 8 hectares loué à la communauté balinaise locale, Greenschool accueille, depuis septembre 2008 seulement, près d’une centaine d’élèves dont 20% sont d’origine balinaise et 80% proviennent de différents pays. De façon générale, le curriculum de l’école respecte les standards d’écoles traditionnelles, à la différence près qu’il s’inspire également en partie de la philosophie mise de l’avant par Rudolf Steiner (éducation Waldorf). Sans entrer dans les détails, cette philosophie privilégie notamment l’apprentissage par la créativité et la permaculture.  

 

 

 

  

Outre la philosophie Steiner, Greenschool diffère des autres écoles parce qu’elle est construite au cœur d’une nature luxuriante, où les classes sont construites avec des bambous matures (qui prennent seulement 7 ans à pousser dans ce coin de pays !) recouverts de pailles sèches. En plus d’employer des matériaux verts, les habitants du campus utilisent des toilettes à compost et cultivent divers légumes et fruits de façon biologique. Quant à l’énergie employée pour éclairer les bâtiments et faire fonctionner les appareils électriques, elle provient notamment du mouvement naturel de l’eau de la rivière adjacente, qui est canalisée à l’aide d’un vortex en pierre construit de manière à respecter l’environnement qui l’entoure. Des plans visant à engager les élèves de l’école dans la commercialisation de chocolat biologique sont également envisagés par les membres de l’école qui souhaiteraient ainsi sensibiliser les jeunes à une forme d’entreprenariat vert.   

Pour ceux et celles qui sont intéressés, Greenschool est encore à la recherche d’élèves pour remplir ses classes. Quelques familles de l’ouest ont d’ailleurs déjà quitté leur chez-eux pour immigrer sur l’île de Bali afin que leurs enfants puissent profiter d’un tel environnement éducatif. Le seul hic, aux dires du directeur chargé des admissions, le coût annuel pour une telle éducation oscillerait autour de 10 000$ US par enfant… À vous de voir si une expérience de la sorte vous tente ! Pour de plus amples informations, contactez M. Ben Macrory via le site Internet de l’école. 

En terminant, nous tenons à spécifier que lorsque nous avons quitté le Québec en août 2008, Greenschool n’avait pas encore ouvert ses portes et le directeur de l’école nous avait affirmé qu’il serait possible de filmer l’école et même d’y être logé. Cependant, à notre arrivée à Bali, la réalité était différente, certaines contraintes inattendues rendant la prise d’image et la tenue d’entrevues difficiles. Malgré une certaine déception, nous devons l’avouer, nous avons tout de même pu filmer le campus pendant 1-2 heures et effectuer une entrevue avec Ben Macrory, le directeur aux admissions de l’école. Ce fut une rencontre brève, malheureusement, mais fortement agréable. 


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Publié à 01:17, le 19 décembre 2008, Ubud
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LE KERALA ET TOUT LE TRALALA

Afin de terminer notre voyage en Inde en beauté, nous avons décidé de venir passer quelques jours dans la région du Kerala où nous avons eu la chance de goûter à des Dosas (genre de crêpe frite typique de la cuisine du sud), de voir des danses traditionnelles du Kerala, de voir des filets de pêche chinois à Fort Cochin et de visiter des plantations d’épices à Kumily (tuméric, cardamone, poivre, café, etc.). En plus de cela, nous avons aussi pu visiter le parc national de Periyar, reconnu pour ses tigres et ses éléphants. Lors d’une excursion de 3 heures dans le parc, le gardien nous a gentiment informé au tiers du parcours que malgré le fait que les tigres soient des animaux très timides et peu agressifs, les ours eux, qui habitent aussi le parc, étaient plutôt agressifs et avaient maintes fois attaqués des gardes ou des marcheurs (many times, many times…a-t-il dit naïvement) très rassurant, non ? Inutile de dire que Michelle avait des sueurs froides pendant les deux heures restantes !

Quoi que nous sommes heureux d’être passés par cette région, nous étions tout de même contents de quitter l’Inde pour la Thaïlande lors de notre départ prévu pour le 30 novembre, afin de découvrir un autre pays, une autre culture. Toutefois, la fermeture des aéroports à Bangkok nous ont contraints d’annuler notre billet à la dernière minute. Par conséquent, nous avons dû changer notre destination à la dernière minute, question de laisser se dissiper les tensions en Thaïlande. Nous quitterons donc maintenant le Kerala le 3 décembre prochain à destination de l’Indonésie!!! Au plaisir de vous réécrire de là-bas !


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Publié à 12:23, le 1 décembre 2008, Cochin
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CHICA CHICA BOOM!!!

A tous les lecteurs de notre blogue, nous souhaitons vous rassurer, nous sommes actuellement au Kerala dans le sud de l Inde, bien loin des secousses ressenties a Bombay (Mumbai) il y a quelques jours. Nous comptions quitter l Inde le 30 novembre dernier vers Bangkok, mais comme vous le savez surement, la aussi ca brasse! Afin de voyager en securite, nous avons donc choisi de changer notre destination pour l Indonesie, contree vers laquelle nous volerons le 3 decembre prochain.

Au plaisir de vous reecrire de la-bas!!!!

Michelle et Sebastien :)


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Publié à 12:05, le 1 décembre 2008, Cochin
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CENTER FOR LEARNING

Center for Learning (CFL)

CFL fut fondé il y a près de 20 ans par un groupe d’enseignants inspirés par les pensées du philosophe indien J. Krishnamurti. Ce que ce penseur a plus particulièrement mis de l’avant est notamment l’importance de se libérer de nos conditionnements et ainsi de toujours questionner nos perceptions, nos croyances, nos connaissances, etc. En ce sens, il a toujours encouragé la responsabilité individuelle afin de favoriser la paix dans le monde, comme quoi tout changement commence d’abord de l’intérieur. Dans cette lignée, à CFL, les enseignements de Krishnamurti semblent davantage une source d’inspiration individuelle qui se reflète informellement dans les interactions et les agissements de chacun, et ce, sans jamais qu’il ne soient vénérés ou dogmatisés. D’ailleurs, il est à noter que CFL est une école indépendante de la Fondation dédiée à ce philosophe.

 

 

 

Située dans un village à plus de 40 km de Bangalore, le campus actuel de CFL est bâti sur un terrain de plus de 20 acres. Sur ce terrain, on retrouve plus de 20 bâtiments nouvellement construits, dont quelques habitations pour les jeunes qui y dorment quelques nuits par semaine, une cuisine, un bureau administratif, une bibliothèque et des salles de cours. Il est aussi important de mentionner que le campus est doté de panneaux solaires ainsi que d’une éolienne, cette dernière ayant été installée en mars dernier. De plus, les eaux grises de la cuisine sont réutilisées afin d’irriguer une petite plantation de bananiers, inspirant, non !?! Le campus constitue aussi un milieu de conservation pour la faune et la flore locales qui y sont protégées des animaux d’élevage qui dégraderaient leur état. Par conséquent, on retrouve une quantité impressionnante de plantes, d’arbres et d’animaux de tous genres sur le terrain de l’école, un milieu d’apprentissage naturel exceptionnel. Lors de notre passage à CFL, nous avons entre autre pu observer de très très près une vipère bambou (serpent venimeux) dormant sur une branche d’arbre, une bête magnifique et hautement captivante pour certains élèves de CFL qui sont passionnés par les reptiles.

 

 

Lors de notre visite à CFL, les classes régulières n’avaient pas lieu, laissant place plutôt à des activités reliées à un thème spécifique choisi pour l’année, celui-ci étant, en 2008-2009 : Care for the land (Prendre soin de la terre). Lors des deux semaines dédiées spécialement à ce thème, les élèves participaient à différentes activités, dont  la plantation de fraisiers et de lentilles, l’irrigation de jardins ou encore l’écriture d’haiku (poème japonais) inspirés de la nature. Finalement, afin de clore ces deux semaines, les parents des élèves étaient invités à voir le fruit des travaux exécutés par les élèves ainsi qu’à déguster un repas confectionné à partir du basilic frais ayant poussé dans les jardins biologiques de l’école.

 

 

 

En sommes, encore bien différente des autres expériences vécues dans les milieux éducatifs déjà rencontrés, notre visite à CFL fut très agréable et inspirante pour nous, notamment en ce qui à trait à l’aménagement du terrain et à la synergie de l’équipe d’enseignants. Pour ceux qui seraient intéressés à lire les écrits de J. Krishnamurti à propos de l’éducation, recherchez les titres suivants : De l’éducation ou Aux étudiants. Un enseignant de l’école nous a également gentiment offert un autre bouquin écrit par ce même auteur et intitulé : Education and the significance of life.  

 

 


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Publié à 04:53, le 24 novembre 2008, Bangalore
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GOA ET LA PLAGE

 

Goa…plage et palmier

 Goa est une petite région de l’Inde qui borde la rive ouest du pays. Installée aux abords de la mer arabe, Goa possède de nombreuses plages fort agréables où déambulent plusieurs touristes légèrement vêtus, un contraste saisissant avec le reste du continent indien, parfois très conservateur!  Cet arrêt à Goa nous aura permis de prendre un peu de repos, en profitant des plaisirs de l’eau salée et du soleil radieux. Ça aura été une pause bien méritée, notre horaire ayant été jusqu’à maintenant plutôt chargé et épuisant, le projet de faire un film n’étant pas toujours un défi facile à relever !

 

 

 

 

 

 

 

 

 


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Publié à 08:49, le 22 novembre 2008, Goa
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UDAIPUR, SHIKSHANTAR

 

Udaipur, ville des Rajputs

Le Rajasthan est un territoire qui a longtemps été dominé par les Rajputs, des clans guerriers qui se disaient descendre du soleil, de la lune et du feu. Ces peuples ont su avec le temps se forger une réputation basée sur leur fierté, leur honneur et leur indépendance que chacun des royaumes avaient les uns par rapport aux autres. À travers les époques, ces peuplades ont aussi bâtis des citées tout droit sorties des contes et légendes, avec des villes enchantées par la beauté des structures et des palais. Le Rajasthan est bien connu aussi grâce à ces fantastiques paysages de désert, de collines et de montagnes avec des touches de végétations colorés.  

 

 

 

 

La ville d’Udaipur où nous avons visité notre quatrième milieu éducatif nommé Shikshantar (Institut of rethinking education) était elle aussi toute en beauté, avec une architecture remplie de charme. Avec ces lacs et ces palais tous blanc, il est facile d’imaginer les royaumes puissant et prospère d’autrefois. Pendant notre séjours ici, nous avons pu observer les célébrations de Diwali, fête de la lumière  pendant laquelle plusieurs spectacles ont cour. De nos jours, les gens soulignent cette fête en allumant une quantité astronomique de feux d’artifice que les gens peuvent acheter à chaque coin de rue. Donc pendant une semaine entière, à toute heure du jour, nous entendons exploser de partout à travers la ville ces pétards colorés. Et enfin vient la journée la plus importante des célébration où les gens portent leur plus beaux habits en fêtant toute la journée et… toute la nuit toujours avec ces feux de lumière éclatant sans cesse, ce qui nous aura quelque peu perturbé le sommeil.  

 

 

 

Udaipur est aussi  une citée où les religions sont très présentes et où chaque pratiquant suit ses rites et ses heures de prières. Il nous arrivera souvent d’entendre trois célébrations différentes en même temps, ce qui pour nous, nous surprendra quelque peu. Cet arrêt au Rajasthan nous aura quand même permis d’apprécier ce coin de pays qui soit dit en passant est une destination touristique très couru  des gens venant passer leur vacance en Inde.

Shikshantar

 

Shikshantar constitue un réseau de personnes qui se regroupent, virtuellement ou concrètement, de façon régulière ou occasionnelle, afin de partager des moments d’apprentissage divers. En fait, même si cet organisme est actuellement installé dans la ville d’Udaipur au Rajasthan, dans un lieu physique où prennent place quelques activités éducatives, plusieurs d’entre elles se déploient dans différents endroits de la ville, voire même dans d’autres lieux en Inde ou ailleurs dans le monde.

 

 

 

L‘objectif principal de Shikshantar est de trouver et d’actualiser des moyens de vivre sainement à l’intérieur de communautés, et ce, tout en agissant en harmonie avec l’environnement. Afin d’y arriver, ils rejettent tout d’abord tout ce qui touche à la culture scolaire, celle-ci encourageant selon eux les élèves à mener une vie de consommation, une vie ou tout est compartimenté et ou la compétition fait loi. Dans cette lignée, de nombreux parents associés à Shikshantar n’envoient pas leurs enfants à l’école et les gardent plutôt avec eux, en les faisant participer activement aux activités quotidiennes. En fait, les membres de cet organisme préconisent plutôt l’avènement de moments d’apprentissage prenant place de façon naturelle dans divers endroits de la société (ex. coudre dans un parc, construire un banc dans son quartier, etc.), et ce, tout en rejoignant des gens de tous les âges simultanément, question de favoriser une distribution normale des individus et de profiter des forces de chaque génération.

 

 

 

 

 

 

Inspirés par divers grands penseurs tels que Krishnamurti et Gandhi, les membres de Shikshantar valorisent également beaucoup la culture indienne qui possède une tradition d’échanges de connaissances et de talents. Ils encouragent ainsi les gens qui cognent à leur porte à identifier leurs intérêts personnels, artistiques ou professionnels et à entrer en contact avec des gens qui les pratiquent, afin d’apprendre gratuitement à partir d’échanges interpersonnels établis avec eux. Lors de notre passage chez eux, nous avons ainsi rencontré plusieurs personnes qui avaient fait ce processus afin d’apprendre sur les herbes médicinales, la fabrication de marionnettes ou la confection de plats sains et biologiques.

 

 

 

 

 

Shikshantar c’est aussi un centre de ressources informatives où quiconque peut se rendre pour lire et discuter d’alternatives plus saines à notre mode de vie actuel. En ce sens, Manish, qui est le fondateur de cet organisme, se plaît à remettre en question tout ce que nous prenons pour acquis dans la société. D’ailleurs, selon lui, il est préférable de tenter de trouver sa propre vérité et de vérifier soi-même ce qui nous semble sain ou non plutôt que de suivre le troupeau aveuglément. En ce sens, afin de briser certains tabous, Shikshantar organise divers ateliers visant notamment à questionner notre notion de déchets (ex. utiliser des excréments de vache lors de la construction d’infrastructures) ou à remettre en question notre dépendance à l’argent (ex. semaine sans un sous). Dans cette veine, Shikshantar tente également de redonner de la liberté et du pouvoir aux citoyens en les encourageant à faire les choses par eux-mêmes, question de ne pas toujours dépendre des magasins ou du gouvernement (ex. moudre les grains, faire un jardin, filer la laine, etc.).

 

 

Bref, une chose est certaine, Shikshantar ne nous aura pas laissé indifférent Sébastien et moi en générant entre nous certaines discussions dynamiques sur nos objectifs de vie et les moyens d’y parvenir. Notre visite ici nous aura aussi permis de voir et d’expérimenter concrètement une autre façon de vivre, sans école et avec peu de dépendance sur l’économie de marché. Et vous, dans quelle type de société souhaiteriez-vous vivre?   


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Publié à 08:07, le 22 novembre 2008, Udaipur
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ADHARSHILA

 

Adharshila, Sakad, Madhya Pradesh

Adarshila est un centre d’apprentissage installé à Sakad, un village agricole situé dans l’état central de Madhya Pradesh, à plus de 5 heures de route d’Indore. Lors de notre arrivée dans cet état indien, nous avons vite sentis les yeux des habitants se river vers nous de façon plus insistante qu’ailleurs, la venue d’étrangers étant très rare dans cette partie peu touristique de l’Inde. Inutile de mentionner que Michelle, qui n’est pas très à l’aise avec le regard des autres sur elle, ne se sentait pas toujours bien dans un tel environnement. Malgré cette particularité, nous étions enchantés de découvrir cette nouvelle partie de l’Inde, colorée par les diverses céréales prêtes à être récoltées, quelques jours à peine après la fin de la dernière pluie, une fresque magnifique!

 

 

 

 

Plus précisément, Adharshila fut fondé il y a maintenant plus de 10 ans par un organisme non-gouvernemental qui lutte pour les droits des membres de tribus indiennes vivant aux abord de la rivière Narmada. Leur objectif était alors essentiellement de donner la chance aux enfants des villages avoisinants d’avoir accès à un lieu où ils pouvaient apprendre des connaissances significatives pour eux, tout en tentant de leur redonner leur dignité ainsi que davantage de pouvoir sur leur vie. Depuis le début de cette aventure, ce sont Amit et Jayashree, un couple habitant avec leurs deux enfants sur le campus du centre qui coordonnent ses activités. Installés sur un terrain de plus de 6 acres qui étaient complètement nu lors de son achat, Adharshila est maintenant entouré de jardins, de plantes et d’arbres magnifiques, un vrai miracle vu la chaleur et la sécheresse de cette région. Pour y arriver, il leur a fallu beaucoup d’espoir certes, mais également quelques bonnes idées, comme celle de demander à chaque enfant d’adopter un arbre afin de se laver en dessous, question de l’irriguer un peu chaque jour. L’idée a porté fruit il faut croire!

 

 

 

 

En tout, près de 140 enfants fréquentent Adharshila, dont 90 habitent sur le campus, leur maison étant trop éloignée. Afin que leur enfant puisse bénéficier des services du centre, les parents doivent participer en offrant un certain montant d’argent annuellement ainsi qu’en offrant des sacs de riz ou de céréales, question de permettre aux enfants de cultivateurs d’y avoir accès également. Aux dires des coordonnateurs, une telle contribution est importante afin que les parents reconnaissent la valeur d’un tel lieu d’apprentissage et qu’ils se sentent concernés parce ce qui s’y passe. Évidemment, les enfants sont également appelés à contribuer fréquemment au bon roulement du centre, que ce soit en prenant soin des jardins et des animaux, ou encore en faisant la cuisine. Les enfants ont également été appelés à partager leurs idées lors de la construction de diverses infrastructures, soit notamment lorsque les réservoirs d’eau et les robinets furent installés sur le terrain du campus, de manière à trouver la façon la plus efficace de distribuer cette ressource si précieuse.

 

 

En terminant, il importe de mentionner qu’à Adarshila, les enfants jouissent d’une grande liberté quant au contenu et à l’endroit où ils souhaitent apprendre. Durant notre séjour, nous avons donc croisé, parfois sous un arbre, parfois dans une pièce fraîche, un ou plusieurs élèves afférés à lire ou partager une activité enrichissante à leurs yeux. À Adarshila, tout comme dans la famille traditionnelle, les élèves plus âgés sont également encouragés à enseigner aux plus jeunes, ce qui leur permet de gagner de la confiance en eux, tout en rendant le contact élève-enseignant plus amical. Compte tenu de l’éloignement du centre, les apprentissages spontanés prenant place en fonction de ce qui se passe dans l’immédiat sont aussi encouragés. En ce sens, lors de notre passage avec eux, les élèves en ont profité pour nous poser des questions sur le Canada, en plus de nous demander de danser et de chanter sur des airs de rigodons bien de chez-nous !

 


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Publié à 06:59, le 11 novembre 2008, Indore
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VARANASI

Complement du Nepal: Simplicité humaine… 

Comme le temps de notre voyage  est compté et que nous préférons favoriser les contacts avec les milieux éducatifs, nous choisissons de visiter les régions des plaines du Népal plutôt que de prendre du temps pour aller vers les régions montagneuses, tant courues par  la plupart des voyageurs passant par ici.Le peuple népalais est un peuple que nous avons aimé découvrir et rencontrer. Quand nous sommes arrivés à Katmandu, nous n’avions pas vraiment d’idée par rapport aux gens vivant ici.Le premier point que nous avons pu apercevoir est que la présence des femmes au Népal est aussi importante que celle des hommes, contrairement au centre de l’Inde où les hommes sont pratiquement les seuls à sortir hors de la maison et à marcher dans les rues…  Aussi, avec le temps passé avec M.Chintamani et sa famille, nous avons pris le temps de connaître ce peuple chaleureux et accueillant.  En général, les gens ici sont vraiment pauvres (salaire annuel moyen : 300$ US) et la population vit principalement de l’agriculture, Comme ici la mécanisation est assez rare et très coûteuse, la plupart des gens travaillent les champs manuellement, avec l’aide de nos amis les animaux. Cela suppose que la plupart des gens travaillent très fort, et ce, généralement dans des conditions difficiles. Ce que nous avons pris le temps d’apprendre sur les Népalais c’est que malgré le fait que la vie soit dure, la culture essaye de faire en sorte que les rapports et les échanges humains soient plus importants que tout le reste. C’ est une qualité très importante que d’entretenir des relations et une attitude positive face à la réalité de tous les jours.  La célébration de la fête Dashain nous a permis de rencontrer de nombreuses familles et de toucher à ce côté fort et humain. Qu’il s’agisse que de prendre un thé ou de s’asseoir en cercle ensemble, ce contact est primordial en rapport aux habitudes de chaque journée passée. Ici, même si les gens habitent des maisons, les gens cuisinent et mangent par terre. L’ameublement des habitations se résume bien souvent  qu’à certains meubles essentiels comme les lits ou une armoire pour la nourriture. Donc, quand nous sommes invités chez des amis, nous vivons ces moments ensemble assis par terre ou parfois aussi, nous montons sur les toits plats des habitations où sont bien souvent entreposés les quelques légumes et les sacs de grains que les familles possèdent.  Nous prenons conscience alors que ce que les gens offrent, c’est tout ce qu’ils ont et ils l’offrent avec bonté et générosité. Cette chaleur humaine est belle à vivre et nous espérons qu’elle se propage au monde entier.

 

 

 

Notre séjour à Varanasi, Bénarès

Ville culte de l’Inde, Varanasi est l’endroit où l’on célèbre la présence du Gange, un fleuve sacré pour les Indiens d’allégeance hindoue. Autrefois, l’on nommait aussi cette ville Bénarès ou Kashi, ville de la vie où le dieu Shiva y est vénéré. En fait, selon nos lectures, Varanasi serait la plus vieille ville habitée de notre planète. Ceci expliquerait peut-être nos impressions d’être coincés entre ces vieux murs et ces ruelles où s’entasse cette population omniprésente, ces vaches sacrées en plus de tout le bétail  nécessaire à la vie quotidienne. Pas étonnant alors que nous nous y sentions quelque peu étouffés lorsque nous déambulons dans la ville. Lors de notre passage à Varanasi, nous nous retrouvons dans un guest house bâti sous la forme d’un complexe hôtelier formant une cour intérieure avec vue sur le Gange, nous isolant ainsi de la vie extérieure. Pour la première fois de notre voyage, nous nous retrouverons avec de nombreux touristes dans un environnement occidentalisé qui, à notre grand étonnement, nous apparaîtra comme une pause , un temps de repos pour nous.  Malgré tout, Varanasi ne manque tout de même pas de charme. En fait, il y a environ 80 ghats (ou quais) bordant la rive ouest du fleuve. La plupart de ces quais sont utilisés pour les bains de purification et les cérémonies religieuses de tous les jours. En plus, on pratique aussi, sur quelques-uns de ces quais, des crémations, où des corps sont brûlés en public, le tout fait avec discrétion et respect. Autrement, quand nous marchons sur les rives, la tranquillité règne. Nous pouvons admirer ces petites barques, prêtent à partir au loin. Les navigateurs sont là, offrant leurs services à tous les passants. Nous pouvons aussi voir les nombreux rituels se rattachant à cette eau purificatrice que chacun pratique avec  dévouement.  Chacun des gestes porte un sens et un symbole. S’immerger dans l’eau, faire couler un filet d’eau d’une cruche, enflammer des offrandes que l’on dépose dans des feuilles en forme de bateaux et que l’on laisse filer au gré du courant.

 

 

 

En tant qu’étranger ici, il nous semble évident que nous ne pouvons saisir l’essence et le pourquoi de tous ces gestes.  Pour des Occidentaux,  nous pensons que ces symboles venus d’une autre époque peuvent avoir une grande  puissance, mais que la réalité et l’écologie de ce lieu sont aussi bien présentes. Quand on sait que ce fleuve est l’un des plus pollués, que seulement avec la ville de Varanasi, 30 égouts se déversent quotidiennement dans cette eau et qu’environ 60 000 personnes s’y baignent chaque jour, il y a place à se poser des questions. Mais ici, tout est sacré et il est difficile d’y changer les habitudes et les mentalités.

 


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Publié à 08:45, le 2 novembre 2008, Vârânasî
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LE NEPAL et HVP

Katmandu, Népal

En arrivant à Katmandu, notre première surprise fut de voir la grande étendue de la ville grouillant de vie, très tôt le matin, déjà polluée par les bruits incessants des klaxons et la fumée noire des motos et des voitures. D’ailleurs, sur la route, de multiples pancartes vantaient les bienfaits des véhicules de tous genres ainsi que les machines industrielles, la possession de tels engins étant un signe de richesse et de haut statut au Népal. En voyant ainsi la capitale du Népal, celle-ci n’avait à nos yeux rien de commun avec les images que nous avions vues auparavant sur les chaînes de télévision occidentales, des images d’une Katmandu sacrée, calme et peu peuplée. Malgré cette surprise à notre arrivée, nous fûmes très heureux d’y découvrir une culture extrêmement riche, parmi les plus festives et spirituelles au monde, avec un nombre de festivals plus imposant que le nombre de jours dans une année, ainsi qu’un nombre de temples parmi les plus élevés en Orient! D’ailleurs, lors de notre passage sur le toit du monde, nous avons eu la chance de partager les nombreuses célébrations entourant leur festival le plus important de l’année, le festival Dashain! Un paragraphe au bas de cet article explique plus en détails les particularités de ce festival que nous avons souligné dans une région occidentale du Népal nommée Dang.

 

 

Hindu Vidyapeeth

Hindu Vidyapeeth Népal (HVP) est une école destinée aux jeunes âgés de 2 ans et demi à 16 ans environ, située dans le quartier Balkumari de Katmandu, tout près de Patan. En y mettant les pieds la première journée, nous avons tout de suite été accueilli chaleureusement par une équipe de direction profondément joyeuse et aimante qui cultive constamment le bonheur et le positivisme et ce, malgré l’instabilité politique qui a pu ébranler leur pays lors des dernières années. En fait, cette école fut créée il y a plus de vingt ans maintenant par M. Chintamani Yogi (nom de famille commun au Népal qui n’a rien à voir avec la pratique du yoga…), un révolutionnaire provenant de la région de Dang qui choisit, à l’âge de 21 ans, de quitter la scène politique pour dédier sa vie au travail humanitaire et spirituel, notamment dans le champ de l’éducation. Au Népal, M. Yogi est considéré par certains citoyens comme un chef spirituel dont les paroles sont dûment écoutées et vénérées. Simple et authentiquement dédié au bien-être humain, Chintamani est sans contredit l’âme de HVP. Fonceur, ambitieux et travaillant, il promeut une éducation holistique et pacifique, visant à créer un citoyen solidement ancrée dans sa culture et prêt à servir le bien-être de ses pairs.

En fait, HVP diffère des autres écoles au Népal notamment parce qu’elle promeut la culture népalaise et de nombreuses valeurs universelles liées à la spiritualité et à la paix. Ainsi, plutôt que de vanter sa capacité à envoyer ses étudiants gradués dans des écoles à l’extérieur du pays (Il est à noter qu’au Népal, la qualité des écoles se mesure par leur capacité à faire admettre leurs élèves gradués dans des écoles étrangères en Europe et en Amérique!), HVP Népal souhaite plutôt que ses étudiants servent leur pays, tout en étant ouverts aux autres cultures. Par conséquent, ils encouragent les élèves à chanter les musiques traditionnelles de leur pays, à célébrer les nombreux festivals qui y prennent place, à bien maîtriser la langue népalaise et à pratiquer les multiples rituels religieux reliés à leur culture. Puisque le Népal valorise une vie simple et axée sur la cohésion familiale, l’école est administrée de cette façon, soit de manière très sobre, où chaque membre est perçu comme étant une partie intégrante de la famille. Pour ce qui est de la spiritualité, une prière prend place dans l’horaire chaque matin et soir pour les élèves qui demeurent sur le campus. De plus, il n’est pas rare que les élèves participent à des activités religieuses telles que des visites dans les multiples temples qui peuplent Katmandu.

 

 

 

Dang et le festival Dashain

Dang est une région sise dans une vallée agricole et chaude, où la principale activité est la culture du riz. Nous avons eu la chance de visiter cette région dans la seconde partie de notre périple au Népal parce que M. Yogi nous y avait invité pour célébrer Dashain avec sa famille. Au Népal, Dashain est certainement le festival le plus important, s’étendant sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines dans certaines familles où les membres doivent parcourir plusieurs kilomètres pour se rejoindre. Principalement, lors des 9 premiers jours du festival, les Népalais sont appelés à se recueillir pour lire et réciter différentes prières. Les plus pratiquants liront toutes les prières chaque jour, alors que les autres prendront les neuf jours pour y arriver. Pour ce qui est de la 10ième journée, il s’agit d’un moment de célébration où les gens se vêtent de leurs plus beaux atours et où ils reçoivent le tika, c’est-à-dire des vœux souhaités par les gens les plus âgés qui appliquent du riz mouillé de couleur rouge, rose ou mauve sur le front, une forme de rituel qui vise à éveiller le chakra situé à cet endroit. Dans la famille où nous étions, le tika fut donné d’abord aux jeunes filles vierges, puisque le festival est rattaché particulièrement à la vénération d’une déesse. L’application du riz est une pratique qui ne se fait qu’au Népal et ce moment coïncide avec la récolte de cette céréale. Lors de ce rituel, des brins d’orge qui ont germé lors des 9 premiers jours seront aussi appliqués sur la tête. Lors de cette journée et des suivantes, les membres de la famille proche et éloignée se visiteront de maison en maison pour recevoir le tika des membres les plus âgés. Il est à noter que ces célébrations s’accompagnent aussi de fastes repas entrecoupés de collations et de friandises.

 

 

 

 

 

Nous tenons a remercier tous ceux qui ecrivent des commentaires sur notre blogue, cela nous fait toujours un grand plaisir de les lire. Continuez ainsi!!! 

Prochaine destination: Varanasi


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Publié à 09:19, le 13 octobre 2008, Katmandou
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SECMOL DEUXIEME PARTIE

 

La science infuse des épices

Au point de vue de la nourriture, je crois que c’est une chance de pouvoir visiter d’autres pays et de découvrir la culture par les différents mets. Quand nous sommes en ville et que nous allons dans un restaurant ou que nous voulons acheter un repas dans une boutique de rue, ce ne sont jamais les choix qui manquent. En fait, les menus des restaurants sont plutôt un jeu de découverte presque toujours agréables. Entre les chapattis, les aloo kulchas, les timoks ou des mongdal ce ne sont pas les choix qui manquent. Nous commençons aussi à apprendre le vocabulaire culinaire, nous savons donc un peu plus nous orienter à travers les mets. Mais comme il est à chaque maison d’apprêter chacun des plats, il ne fait aucun doute que nous nous informons de ce qui est le moins épicé; c’est plutôt vital pour ne pas rester carbonisé sur place, brûlé vif pas la candeur des ces poudres magiques de toutes les couleurs.  En réalité, nous choisissons habituellement des plats de lentilles, de légumes ou de tofu toujours savamment apprêté. Nous accompagnons le tout avec des pains naan ou des chapattis fourrés d’une purée de patate et d’oignons, c’est délicieux!   Depuis que nous sommes au premier centre éducatif, nous n’avons plus vraiment le choix de ce que nous mangeons. Ici, il y a un cuisinier indien qui respecte généralement un menu. Quand nous sommes arrivés, le menu était toujours bon car chaque repas était synonyme de nouvelles découvertes. Maintenant que les découvertes sont faites et que la pincée d’épice du chef est plutôt constante, nous commençons à aimer nos escapades au village où nous avons le choix de notre goûter. Disons que notre premier contact prolongé avec les épices nous assèche les lèvres et qui sait peut être d’autres choses aussi… Nous apprécions les bouchées de soulagement que nous procure les morceaux de patates que nous trouvons parfois dans nos assiettes.  Mais ceci dit, c’est très bon quand même et nous remercions grandement ce sympathique cuisinier de nous montrer ses secrets. L’autre soir, nous avons appris à faire des momos aux légumes. Il y a environ 45 élèves ici au centre éducatif et comme c’est un peu long à faire, tout le monde y a mis du sien. C’est dire qu’il y avait des momos partout et à volonté pour le souper. Un vrai régal…

 

 

 

Les douches pas toujours très chaude…

Quand on voyage sans avoir trop d’attentes, fait en sorte que l’on se sent libre et on ne recherche pas nécessairement le confort de chez soi que l’on à toujours connu. Il arrive souvent des événements qui font en sorte que nous pouvons changer nos habitudes sans que rien ne paraisse, simplement parce qu’ici, la réalité est autrement. On agit simplement avec ce que l’on a et voilà, nous venons de toucher à ce que nous n’aurions jamais osé en étant chez soi. Prenez par exemple le fait d’aller dans sa douche et de n’ouvrir que le robinet d’eau froide. Ça donne des frissons hein! Quand nous sommes arrivés à Leh, le guesthouse où nous sommes allés était tout neuf et semblait bien parfait. En réalité il l’était parfait, mais quand nous sommes arrivés pour prendre notre douche, nous avons vu qu’il n’y avait pas de petit réservoir d’eau chaude accroché au mur de la salle de bain comme nous avions l’habitude d’en voir. Il n’y avait que les tuyaux de métal pour éventuellement en installer un. Nous imaginons que l’endroit était tellement neuf qu’il n’était pas encore complètement opérationnel…  En fait ce serait seulement le début de nouvelles habitudes, car en arrivant au campus de SECMOL, l’eau chaude qui provient des fours solaires ne se rend nécessairement pas aux douches. Comme il est à chacun de se faire chauffer un chaudron d’eau pour goûter ce luxe, il est évident que nous sommes trop paresseux pour accomplir ce geste. Il va donc sans dire que nous prenons de nouvelles habitudes de douches froide qui soit dit en passant sont formidables pour se maintenir vif et  éveillé!

 

SECMOL, deuxième partie

En réponse aux questionnements soulevés par Elisabeth sur notre blog, voici un peu plus de détails concernant l’organisme SECMOL. Tout d’abord, contrairement à plusieurs autres écoles innovatrices que nous irons visiter sur notre chemin, SECMOL est l’initiative de jeunes étudiants originaires du Ladakh et non celle d’étrangers venus ici pour implanter un service pour les aider, ce qui en fait un organisme d’autant plus impressionnant. En fait, SECMOL existe maintenant depuis plus de 19 ans et il fut maintenu vivant pendant de longues années surtout à cause d’un de ses fondateurs, un ingénieur Ladakhi passionné par le bâtiment écologique et les principes d’auto-suffisance. C’est d’ailleurs lui qui a dessiné tous les bâtiments du campus, un vrai chef-d’œuvre!

Comme nous l’avons mentionné précédemment, SECMOL est né d’un désir d’aider les jeunes de 10ième année à passer leurs examens pour pouvoir poursuivre leurs études. Nous avons mentionné que le taux d’échec à ces examens était de plus de 70% actuellement, toutefois, avant l’arrivée de SECMOL, ce taux pouvait aller jusqu’à 95% certaines années semble-t-il, une réalité complètement absurde qui a longtemps limité l’accès à l’éducation supérieure aux Ladakhis. Tel que mentionné précédemment, une cause de cet échec est notamment l’usage de l’anglais, de l’urdu ou de l’hindi dans les manuels scolaires, des langues secondes pour la majorité des Ladakhis. Toutefois, cet échec provient aussi du manque d’efficience du gouvernement indien qui paie des enseignants qui, plus souvent qu’autrement, ne se rendent pas aux cours ou ne connaissent tout simplement pas le contenu qu’il doivent transmettre aux élèves. Ainsi, les étudiants doivent tout apprendre par cœur le contenu des livres, car personne ne peut leur expliquer la signification de ce qu’ils doivent apprendre… plutôt démobilisant et aliénant disons! Finalement, une autre cause de ce taux d’échec énorme serait la démobilisation du peuple vis-à-vis du système éducatif qu’ils ne considèrent  pas comme le leur. Ils laissent donc la responsabilité entière de ce système au gouvernement (comme nous faisons un peu au Québec d’ailleurs), et ils taisent leurs insatisfactions.

Face à cette situation, SECMOL a donc voulu offrir un soutien scolaire aux jeunes de 10ième année en leur offrant des cours en Ladakhi, des leçons d’histoire portant sur la culture ladakhie, ainsi que des cours d’anglais, car les examens auxquels ils seront soumis ultérieurement seront en anglais généralement ne l’oublions pas. SECMOL a aussi longtemps fait des visites de village en village afin de sensibiliser les villageois à ces problématiques, tout en les encourageant à faire entendre leurs opinions face au système éducatif devant les instances gouvernementales. Toutefois, en 2007, certains citoyens, et particulièrement un responsable du gouvernement installé dans la région, feront de la propagande contre SECMOL afin de stopper leurs efforts de réforme éducative. Ils propageront des rumeurs fausses à leur sujet et dissuaderont tout individu à les soutenir. Par conséquent, depuis maintenant un an, SECMOL a décidé d’arrêter ses efforts de réforme dans les villages afin de se concentrer uniquement sur le maintien de ses activités directement auprès des jeunes sur le campus. Il s’agit évidemment d’une déception pour eux, même s’ils semblent heureux et satisfaits avec leurs activités sur le campus. Pour ce qui est de la présence d’autres écoles de la sorte au Ladakh, à notre connaissance, il s’agit de la seule. Les autres écoles ici seraient soient publiques, i.e. tenues par le gouvernement, ou privées.

 Un campus maintenu par les jeunes

Un des objectifs de SECMOL sur le campus est de leur redonner un sentiment de pouvoir sur leur milieu éducatif. Pour ce faire, chaque étudiant est appelé à remplir une responsabilité qui change à tous les deux mois. Après les deux mois, chaque étudiant est alors appelé à faire un compte-rendu de ces travaux devant une audience et ce, de façon bien solennelle en habits propres. En ce qui concerne les responsabilités, celles-ci peuvent être de traire les vaches, de balayer et nettoyer la cuisine, d’irriguer les plantes et les arbres, de nettoyer les fours solaires, etc. Aux dires des élèves, ces tâches leur permettent d’apprendre des habiletés concrètes qu’ils pourront utiliser dans leur vie future. De plus, de prendre soin ainsi de leur campus semble favoriser la pérennité de ce milieu car les jeunes en prennent soin naturellement. Selon nous, cette façon de faire est extrêmement positive et devrait certainement être plus souvent utilisée dans les écoles un peu partout dans le monde! 

 Comment soutenir SECMOL…

Évidemment, tout ceux qui souhaitent en savoir plus sur cet organisme sont invités à aller sur leur site web, au : www.secmol.org  . Ils sont actuellement à la recherche de donateurs et sont toujours très ouverts à recevoir des volontaires. Selon la liste de bénévoles pour 2008, certains Québécois y seraient déjà allés cet année d’ailleurs!

Une autre façon de soutenir SECMOL serait aussi de faire une collecte de bâtons de hockey et de leur faire parvenir par la poste. Pendant l’hiver, tous les jeunes sur le campus se mettent à jouer au hockey et selon les dires de tous, cette activité rend leur hiver plus joyeux et agréable! Cependant, l’accès à des bâtons de bois est plutôt difficile dans cette région désertique, ce pourquoi ils aimeraient bien en recevoir, des usagés ou des neufs. Évidemment, puisque je suis Canadienne et qu’il s’agit de notre sport national, ils semblaient fonder beaucoup d’espoir en moi pour y arriver!  Si vous vous sentez interpellé par cette demande, contactez Rebecca Norman par e-mail via leur site web! (www.secmol.org)!

 

Mon grand-père et moi

Bon, en terminant cet article, je (Michelle) souhaitais prendre un petit espace virtuel afin de vous partager que ce dimanche 28 septembre 2008, mon grand-père Émile Valiquette, âgé de 81 ans, fera le lancement de son livre autobiographique intitulé : Mon père et moi.

Je suis fière de toi grand-papa et j’admire tout le courage et la persévérance dont tu as fait preuve pour tenter, pendant plusieurs années, de t’allier des gens qui allaient t’aider à coucher sur papiers tous tes souvenirs. Je suis aussi extrêmement touchée que tu aies souhaité te montrer vulnérable dans ce livre en nous partageant des pages de ton passé qui n’ont pas toujours été faciles. Même si je ne lirai pas ce récit avant mon retour cet hiver, je sens déjà que ce manuscrit me rapproche de toi.Évidemment, par ce petit mot je tiens aussi à féliciter ma chaleureuse grand-mère Marguerite pour avoir peint la couverture du livre de grand-papa. Bravo grand-maman, j’admire ton talent. Par le fait même, je tiens è féliciter ma tante Jasmine qui a co-écrit le livre avec son amie Annie. Merci à vous deux d’avoir rendu l’existence de cet héritage possible.Bref, à tous ceux que ça intéresse, le lancement aura lieu ce dimanche à la salle Valiquette de la Bibliothèque de la ville de Labelle dans les Laurentides à 13h00. Dépêchez-vous, car il n’y a que 150 copies disponibles!!! (Vous trouverez cependant un exemplaire sous peu à la Bibliothèque nationale!). (p.s. maman, n’oublie pas de m’en garder un exemplaire!). 

Michelle xxx

PROCHAINE DESTINATION: Le Nepal!


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Publié à 05:03, le 27 septembre 2008, New-Delhi
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SECMOL PREMIERE PARTIE

Leh, ville du nord, ville des Ladakhis

Quand on voyage dans la région du Ladakh, c’est quenous sommes arrivés dans ce coin du monde où il n’y a que des montagnes. Ici,la végétation n’a plus d’emprise naturellement parlant, sinon que des forêts deconifères. C’est que nous sommes dans une région désertique de haute altitude.Principalement bouddhistes, les habitants de cette région ont su s’adapter auxconditions de vie plutôt minimales que ces milieux leur offraient. Nous avonsaperçu, à plusieurs endroits, des maisons accrochées aux flancs des montagnesrocheuses qui semblent isolées du reste du monde et qui sont accompagnées deces magnifiques jardins en terrasses.

Principale ville du Ladakh, Leh est littéralemententourée de grandes montagnes couvertes de pierres avec parfois un collet deneige brillant au soleil. Située a environ 3500 mètre d’altitude, Leh possèdece charme bouddhiste attribué aux nombreux stupas bâtis un peu partout àtravers la ville. Les moulins de prière tournent et accompagnent les passantsdes rues. Les places principales sont remplies de petits restaurants etmagasins offrant souvenirs et bijoux. Il y a aussi ces paysans sur le bord du‘’Main Bazaar’’, vendant fruits et légumes de leur jardin.  Et haut perché dans les montagnes, le LehPalace, bâti dans la même tradition que le Potala de Lhassa surplombe gentimentcette ville.

 


 

 

 


 

SECMOL, première partie

Présentement nous sommes au premier milieu éducatif que l’on voulait visiter. Il s’agit del’organisme SECMOL, un acronyme qui signifie : Student educational andcultural mouvement of Ladakh. C’est vraiment intéressant. Le systèmed’éducation dans la région du Ladakh est plutôt mal organisé par legouvernement et il y a environ 70% d’échec aux examens de 10ièmeannée, année transitoire vers l’éducation supérieure dans ce pays. Le  centre où nous nous trouvons est un endroitoù les élèves ayant eu un échec aux examens de dixième année peuventapprofondir leurs  connaissances enmathématique, en science sociale et en anglais. En plus de ce souci académique,SECMOL souhaite aussi offrir aux jeunes une place où ils peuvent développerleurs connaissances de la culture Ladakhie, leurs habiletés sociales ainsi queleur sens critique, tout en les sensibilisant à l’importance de leurenvironnement.

 

Surle plan écologique, les bâtiments qui abritent cet organisme sont fortimpressionnants. Tout d’abord, toutes les fenêtres font face au sud, afin demaximiser la chaleur naturelle. De cette façon, aucune autre source d’énergien’est utilisée pour chauffer pendant l’hiver, un vrai miracle considérant quela température ici ressemble à celle du Québec! De plus, les structures sontfaites en terre (avec ciment et pierre), et l’isolation est généralement faitede matériaux recyclés (ex. papiers, branches, etc.). D’ailleurs, côtérecyclage, ils sont également impressionnants, puisqu’ils recyclentpratiquement tout! Évidemment, l’aspect le plus étonnant est certainement laprésence de nombreux panneaux solaires qui ornent le terrain ainsi que de deuxgigantesques fours solaires qui permettent la cuisson de nombreux plats. Ettout cela, c’est sans compter les jardins où poussent de multiples fruits et légumes,les vaches qui donnent le lait nécessaire aux besoins quotidiens (3 vaches quidonnent entre 20 et 30 litres de lait par jour), les serres qui permettent laculture du jardin même en hiver… et les toilettes à compost. En somme, même siau Québec un tel environnement éducatif basé sur l’énergie solaire seraitdifficilement envisageable, compte tenu du fait que nous avons moins dejournées ensoleillées qu’ici (plus de 300 jours!), nous pourrions certainementen faire autant pour préserver notre environnement et minimiser notre empreinteécologique… d’autant plus que nous avons beaucoup plus de ressources qu’eux.Qu’attendons-nous pour AGIR!!!!! Le message est lancé… 

 

 

Enplus de l’aspect écologique, SECMOL met beaucoup l’accent sur l’importance dela culture Ladakhie. Nous croyons qu’il s’agit d’une façon de redonner lafierté aux jeunes qui ont généralement peu abordé ce thème à l’école quid’ailleurs, se passe plus souvent qu’autrement en hindi, en anglais ou dansd’autres langues indiennes, et non en Ladakhi, leur langue maternelle. Nouspensons également que la visite de nombreux étrangers sur le campus quis’intéressent à leur culture (et il y en a beaucoup!), puisse rehausser leurfierté nationale et l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes. Ici, la plupart desétudiants proviennent de familles de fermiers qui cultivent l’orge, le chou,les oignons, les patates, les tomates, les abricots, etc. Ils ont généralementaussi des vaches, des moutons, des chèvres, des yaks et parfois des ânes! Cesétudiants sont pour la plupart la première génération à fréquenter l’école, etleurs grands-parents, et parfois leurs parents, sont souvent analphabètes. Quoique la majorité des jeunes Ladakhis souhaitent migrer vers la ville afin de setrouver un travail et mener une vie à l’occidentale, les jeunes qui fréquentSECMOL souhaitent plutôt retourner dans leur village, puisqu’ils apprennent icitoute l’importance des relations humaines et de la nature! Sinon, quoi dired’autre sur cette culture qu’il s’agit de gens chaleureux et accueillants, maistoutefois très prudes. D’ailleurs, afin d’éviter tout malaise, Sébastien et moidisons être mariés… Quoi que cette attitude vis-à-vis la vie amoureuse nousapparaît étrange, elle a tout de même le côté positif de faciliter les rapportssimples et harmonieux entre les garçons et les filles qui vivent sur le campus(plus de 45!). Ainsi, jamais nous avons vu de ‘flirt’ ou de crise de jalousieavoir lieu entre ces adolescents âgés d’environ 15 à 25 ans… c’est beau à voir!

JULLAY! (Bonjour ou merci en Ladakhi!) 

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Publié à 01:19, le 15 septembre 2008, Leh
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MANALI, VASHISHT ET LA ROUTE VERS LEH

Un peu plus de détails sur ce que nous avons vu à Delhi

Au commencement de notre voyage, nous arrivions avec toutes les histoires ou préjugés entendus ou vécus par les gens de notre entourage. Il va sans dire que nous nous attendions au pire lorsque nous sommes atterris à Delhi, capitale de l’Inde d’environ 12,8 million d’habitants. Il est certain que de vivre à proximité de son prochain demande un certain temps d’adaptation et une capacité d’acceptation et il est a chacun de nous de découvrir le moment ou le degré de proximité qui est trop pour soi.  À Delhi, nous avons donc goûté de près à la surpopulation des villes, à la pauvreté des habitants et aux milieux pollués grandement causés par ces facteurs. Mais il semble bien que le temps à fait un bout de chemin pour les gens d’ici qui semblent accepter de vivre ainsi, les uns- par dessus les autres.  Quand nous marchons dans les rues, nous voyons des gens partout, marchant à gauche, à droite  allant chacun pour soi. Sur les rues principales, les marchands sont là dans leur petit kiosque à peine plus large qu’une vache qui déambule devant nous. Ils passent la journée à attendre les citadins et à regarder la journée passer. La quantité de voitures  ou de rickshaws (des motocyclettes ou des bicyclettes avec un espace à l’arrière pour transporter gens et marchandises de toutes sortes) que l’on voit dans les rues, klaxonnant semble-t-il pour avertir qu’ils arrivent, font des rues des endroits assez bruyants et pollués par les gaz d’échappement. La circulation y est plutôt chaotique quand camions de marchandises, voitures et rickshaws se côtoient en voulant toujours dépasser les plus lents et où la ligne pointillée au centre de la rue fait plutôt état d’apparence que toute autre chose… Il y a évidemment à chaque coin de rue des gens travaillant pour tel guest-house, taxi ou rickshaw, nous demandant si on ne veut pas de leurs services. 

 Le sacré tient bien sa place aussi car les vaches ici sont libres et respectées. Elles marchent à côté des chiens errants sans que personne ne les arrête. Et qui dit vache, dit aussi bouses de vache, jonchant les rues un peu partout et qu’il faut éviter en marchant. Il est évident que l’odeur de ces excréments s’ajoute à l’humidité, la puanteur des voitures, la senteur des vidanges,  des aliments et la senteur du brouhaha que la vie quotidienne installe  à chaque jour. Quand le soir arrive, les gens sont encore là. Les marchands sont couchés par terre, au pied de leur kiosque, ou directement sur leur bicyclette. Et au matin, chacun balais un petit périmètre qui les entours pour redonner un coup d’éclat à la rue avant de recommencer une autre journée.

 

Arrivés à Manali 

Après être passés